La nouvelle carte de crédit Mozaïc M6 Twilight

Ah qu’il est loin le temps où nos chères petites têtes blondes venaient nous demander de l’argent pour se payer le cinéma et étaient tout content d’avoir un billet dans leur poche.
Aujourd’hui, avec la dématérialisation des moyens de paiement, le billet dans la poche s’apparente à une photo jaunie par le temps. Comment peut-on inculquer la valeur de l’argent à nos enfants lorsque ceux-ci n’en voient quasiment plus la représentation tangible, ni la sueur qui permet de l’obtenir?
Cet article, je le veux comme un coup de gueule contre la société que nous avons, par notre laxisme, contribuée à créer. Une société de consommation à outrance où chaque jour est une opportunité de dépenser plus pour satisfaire le prochain besoin créé de toute pièce par les armadas du marketing.
Aujourd’hui, ces armadas ont décidé de lancer la carte Twilight, carte de crédit pour les jeunes en âge de commencer à dépenser l’argent qu’ils n’ont pas gagné.
Les markéteux l’ont bien compris, nos enfants sont notre avenir et quoi de mieux que de préparer le plus tôt possible nos enfants à devenir des « super » consommateurs, et même pourquoi pas des « super » endettés.
Que représente la carte de crédit Twilight ?
Plusieurs études réalisées sur le comportement des jeunes montrent que s’ils sont moins fidèles à une marque qu’auparavant (eh oui mais ils sont tellement sollicités aussi !), surtout en grandissant et en devenant des consommateurs avertis, il n’en reste pas moins qu’une relation établie tôt assure plus de fidélité.
Mais alors, qu’est-ce qui se joue actuellement avec la carte de crédit Twilight et plus largement avec les cartes de crédit Mozaïc M6 ? C’est bien une captation des plus jeunes dans une habitude de consommation qui une fois prise, doit permettre la fidélisation de ceux-ci au profit des banques qui leur ont permis d’assouvir leurs premiers besoins.
Il s’agit donc de créer le plus tôt possible la relation entre la banque et le consommateur.
Le fait d’estampiller une carte à destination des jeunes du titre d’une trilogie qui fait un carton chez ceux-là même, montre le coté pernicieux du procédé.
Je consomme donc je suis ! Doit-on se résigner à voir nos enfants livrés aux marchands de rêves et autres créateurs de besoins futiles ?
Pour ma part, j’espère que mon enfant me demandera le plus longtemps possible son argent pour le cinéma, argent qu’il n’aura qu’en contrepartie d’un mérite scolaire ou d’un soutient dans les tâches ménagères.
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